Porte 133 sur 138 · Ascension et descente des mondes

L'ascension de Zeïr Anpin, après la Seconde Maturité

En une ligne

Après la Seconde Maturité, Z״A monte : c'est l'aliya au-dessus du niveau opératoire intrinsèque.

Son rôle dans le livre

Clôt la sous-section en trois chapitres de l'Ascension et de la descente (Portes 131–133). La Porte 131 a dit qu'il y a des ascensions et des descentes, et pourquoi (bassesse téléologique, gradation, cycle des temps). La Porte 132 a dit ce qu'est réellement une ascension, en distinguant l'aliya (au-dessus du niveau intrinsèque) de la hagdala (croissance vers le niveau intrinsèque). La Porte 133 applique maintenant cette distinction à un cas concret qui, sans elle, serait mal classé : la Seconde Maturité de Z״A. La Seconde Maturité est la plus élevée des deux étapes des mo'hin dans la construction de Z״A (Portes 119–123) : dans la Première Maturité, il reçoit les mo'hin d'Israël Saba et Tévouna ; dans la Seconde Maturité, il reçoit les mo'hin d'Abba et Imma eux-mêmes. Parce qu'Abba et Imma sont plus élevés qu'Israël Saba-Tévouna, la Seconde Maturité paraît être une ascension : Z״A paraît s'être élevé vers une source plus haute. Le chapitre écarte cette lecture. Même la Seconde Maturité n'est pas une ascension. La raison, critère central du chapitre, est la direction du mouvement : dans la Maturité, Abba et Imma descendent vers Z״A et abaissent leurs Nétsa'h-Hod-Yessod à son niveau. Z״A est le bénéficiaire d'une descente, non l'agent d'une ascension. C'est seulement après l'achèvement de la Seconde Maturité, quand A&I ont fini de donner et que Z״A ne dépend plus de leur don, que la direction du mouvement s'inverse : Z״A monte lui-même vers les NHY d'A&I. Cela, c'est l'aliya. Le chapitre établit un critère précis : la direction du donneur distingue la hagdala de l'aliya. Si le Partsouf supérieur descend pour donner, le Partsouf inférieur est en hagdala. Si le Partsouf inférieur monte lui-même pour recevoir avec force, il est en aliya. Le chapitre se termine par l'exemple liturgique (citant le Pit'hei 'Hokhma vaDaat du Ram'hal, chap. 56) : le vendredi soir, Z״A reçoit les niveaux englobants et atteint la Seconde Maturité ; c'est seulement le Chabbat matin, quand la Seconde Maturité est entièrement achevée, que Z״A monte littéralement jusqu'aux Nétsa'h-Hod-Yessod d'Imma, pendant la Prière du matin. La Prière du matin du Chabbat est donc nommée comme le moment opératoire où se produit, dans le cycle temporel et liturgique, la transition cosmique de la hagdala à l'aliya. Le chapitre est court (sept paragraphes) mais doctrinalement précis : il clôt la sous-section en appliquant la distinction de la Porte 132 au cas le plus subtil, celui où elle aurait pu échouer.

Concepts qu'elle introduit

Concepts qu'elle développe

Fils conducteurs qu'elle fait avancer

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